Nos psaumes d'aujourd'hui

Au fil des rencontres de l’année 2018 nous avons partagé sur : comment Jésus ressuscité se manifeste dans nos vies. La fraternité dans le groupe, l’écoute, le non jugement, la confiance ont permis que chacun puisse partager des épreuves mais aussi la foi et l’espérance.

1) « Ma 1 ère petite amie est décédée 1 jour avant notre mariage. J’avais plus envie de vivre malgré l’amour de mes parents. J’ai connu mon épouse 14 ans après. La naissance de ma fille m’a redonné le goût de vivre. Avoir ma fille dans mes bras le jour de sa naissance a effacé ces 17 années de deuil ».

2) « Au cours d’une grave opération, ma tension a fortement chuté. Ils m’ont ressuscité. C’est peut-être par le chirurgien que je suis revenue mais sans doute qu’il y avait une autre présence dans le bloc. Ça a donné un autre sens à ma vie. »

3) « Suite à ma dépression carabinée j’étais chez mes parents sans pouvoir sortir. C’était difficile avec mon père. Au bout de 8 ans, j’ai dû quitter le domicile sinon il y aurait eu un accident avec mon père. J’ai commencé à ressortir, à conduire ; c’était déjà un miracle. Un autre miracle ça été d’arriver à lourdes en train en 2015. C’était la 1 ère fois que je montais dans un tgv alors que je travaillais pour les cheminots. On se demande parfois si on a vraiment vécu ça. Il y a quand même un grand chemin de fait. Je ne croyais jamais faire autre chose que de vivre chez mes parents. On arrive à en rire, même si j’ai dormi 2 ans dans ma voiture et que c’était pas rigolo. Aujourd’hui appartenir à un groupe, ça aide. Dans nos groupes on peut dire ce que l’on pense, on arrive à passer à autre chose. Il faut faire en chacun de nous un point relais d’amitié, de fraternité pour arriver à former un peuple d’apôtre. Pour suivre Jésus comme Il nous l’a commandé. Il a fait une demeure en nous. Le point relais, c’est notre coeur, notre personne, c’est un point qui va vers les autres. Etre plusieurs points relais ça fait un chemin. Chaque personne est un maillon de la chaîne. »

4) « Il faut faire de nos maisons, des maisons d’amour. Le Christ vient avec son amour et cette petite maison devient un pilier de gens qui s’aiment et ils partagent la parole du Christ. Une maison où règne l’amour et la paix, des gens accueillants et gentils, quelque chose de simple, un verre d’eau, du café, s’entraider. Ceux qui viennent ont envie de refaire pareil et ainsi de suite. Si on a besoin d’amour, c’est là qu’il faut aller. On s’y sent bien. »

5) « Maison d’amour » ça me fait penser à cette femme qui a eu la maladie de Charcot, 11 mois de soins palliatifs. Pour moi, cette chambre, numéro 22, était une maison d’amour, d’abord par elle car elle était toujours accueillante, souriante, et blaguait avec tous. Le personnel venait plus facilement dans cette chambre que dans une autre. Les dames du service des blouses roses étaient devenues des copines.

6) « La foi nous sauve, pas besoin de L’avoir en face de nous pour le croire on sent qu’Il est là, ça se sent. »

7) « A l’hôpital, j’avais l’impression d’être abandonné et dans la prière je disputais Jésus « tu m’abandonnes » et je sentais une personne qui me tenait la main, mais je ne la voyais pas et cela m’a apaisé. Encore maintenant je continue quand tout le monde est couché je parle à Jésus. Certains se moquent de moi mais je continue. Je le ressens quand je me sens abandonné et dans le dialogue et je ressens une petite chaleur qui vient sur moi et qui me console »

8) « Je Lui parle aussi dans la prière. Il y a aussi un dialogue, quand j’ai fait ma confirmation, on m’a demandé de témoigner. C’était dur de parler devant tout le monde mais j’ai senti une aide. Ce doit être Jésus »

9) « Il est présent quand Il me donne la force pour la réconciliation avec les autres (…) en communauté il y a quelqu’un parmi nous en plus qui nous donne la force de continuer à vivre. Je ne sais pas si tout le monde à la force de pardonner, d’écouter, de laisser parler l’autre. Il faut que l’on soit aidé. Il nous faut l’Esprit Saint pour nous montrer le chemin de la vérité. Pour nous aider dans nos peurs et nous aider quand on est faible. Nous donner plus de confiance en nous pour essayer de vivre comme Jésus. C’est ce qu’on doit faire, même si on n’ y arrive pas toujours. »

10) « Je m‘enfonçais, il n’y avait pas d’issue… : il y avait bien mon guide Jésus qui me disait « vas-y relève toi, marche, et vas- y ». Je l’ai saisi, il me sort du trou ! et le soir je suis contente et je dis « merci Jésus » ».

11) « J’ai ce sentiment des fois que quand on nous demande de réaliser quelque chose on a peur de pas y arriver et lui, l’Esprit Saint, nous aide à y arriver, à nous sortir de là et nous enseignera tout. Parfois on ne sait pas comment dire les choses et puis après face aux gens ça vient tout seul, c’est Lui qui est là ».

12) « Ça se manifeste par la confiance, je ne suis jamais dans la demande mais toujours dans le remerciement et c’est ça qui me soutient. J’ai une confiance qui m’anime. Je suis heureuse, je ne doute pas. »

13) « C’est une présence, une intuition dans les imprévus. Quand je prie, c’est la force de la présence. Je la ressens aussi dans l’eucharistie. Cette présence se manifeste par le ressenti, ça me donne confiance, pas des ailes mais … »

 

Suite à cette lecture, les membres de chaque petit groupe constitué pour la récollection de novembre ont été invités à réagir et à écrire eux aussi leurs cris que nous vous invitons à découvrir en pièces jointes.

 

 

Article publié par Solidarité Quartier • Publié le Jeudi 25 avril 2019 • 247 visites

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